Aborder la question des problèmes complexes auxquels font face les Néo-brunswickois

Alec Manley

Alec Manley

Agent de recherche et de développement

Promulguer des changements systématiques ou à grande échelle n’est pas chose simple. En cherchant de nouvelles approches pour répondre à certains des problèmes économiques, sociaux et culturels du Nouveau-Brunswick, l’innovation sociale semble, pour plusieurs, être une voie de l’avenir. En bref, l’innovation sociale est une approche multidisciplinaire qui permet de résoudre des problèmes complexes pour apporter une réflexion originale et adopter de nouvelles approches pour la tâche à effectuer.

Au printemps 2019, nous avons (la FINB), en partenariat avec le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick, a mis sur pied un Fonds de recherche en innovation sociale, qui offre jusqu’à 50 000 $ pour chaque proposition de recherche pour aider les chercheurs du Nouveau-Brunswick, les organismes, et les communautés, à répondre à ce genre de préoccupations. 

Notre Fonds de recherche en innovation sociale permet aux communautés et aux organismes de travailler directement avec les chercheurs des collèges et universités du Nouveau-Brunswick pour appuyer le développement de nouvelles façons de penser pour aborder des inquiétudes qui existent souvent depuis plusieurs années. Ce fonds vient combler un vide dans le paysage de recherche de la province car beaucoup de subventions fédérales dans le domaine de recherche en sciences humaines exigent des fonds de contrepartie. Avant le lancement du Fonds de recherche en innovation sociale (FRIS), il n’existait rien de comparable au Nouveau-Brunswick. En réponse aux commentaires émis par la communauté de recherche, nous souhaitions combler cette lacune avec le FRIS et encourager la venue de plusieurs projets de recherche en innovation sociale qui n’auraient pu se concrétiser autrement. 

Le FRIS a des critères précis – les candidats sélectionnés doivent démontrer comment leur projet entraînera des retombées économiques, améliorer la qualité de vie à l’échelle de la province ou d’une communauté, et répondre à certaines préoccupations sociales ou environnementales. Avec deux rondes de financement déjà effectuées et une troisième prévue pour l’automne 2020, nous avons reçu une foule de commentaires positifs de la part de la communauté de recherche de la province. Les chercheurs ont hâte de pouvoir bénéficier de ce fonds qui viendra les aider à travailler avec les organismes communautaires, les organismes à but non lucratif, et d’autres groupes axés sur les enjeux. Ils souhaitent répondre à des préoccupations qui autrement n’auraient peut-être pas reçu d’attention et pu mettre à profit l’expertise interdisciplinaire exceptionnelle des chercheurs en sciences humaines de la province.

Le fonds a déjà entrepris deux rondes de financement pour des projets attribués, et ce qui retient le plus mon attention est la quantité de projets attribués qui abordent certains des enjeux les plus pressants pour les Néo-brunswickois. 

Nous avons vu des projets qui mettaient l’emphase sur :

  • l’exploration de nouveaux moyens pour vieillir en santé et soutenir les soignants, 
  • l’utilisation de la réalité virtuelle pour promouvoir l’inclusion sociale et la diversité dans les sports,
  • le désir de comprendre la vision environnementale et économique des 42 000 propriétaires de boisés privés du Nouveau-Brunswick,
  • le fait de tenir compte des incidences sur le développement des ressources sur les personnes qui vivent à proximité de tels projets;
  • la rétention des immigrants au Nouveau-Brunswick et plusieurs autres problèmes complexes d’ordre social ou environnemental.

Ces projets nécessitent un travail passionnant et révélateur qui défie toute définition facile et qui est souvent gratifiant, car l’engagement dans de tels projets vient en aide à certains des résidents les plus vulnérables de la province.

Ces projets et les chercheurs, les organismes communautaires et les étudiants impliqués, examinent en profondeur certains des grands défis auxquels la province doit faire face. Leur intérêt pour ces lacunes en matière de services, les questions non résolues, et les voix non entendues sont ce qui me rend fier d’avoir pu contribuer à la mise sur pied de ce fonds!

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