- 6 mars, 2026
- Percée , Nouvelles de la FINB , NBIF News
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Résoudre un problème vieux de 100 ans dans le domaine des batteries pour véhicules électriques
La plupart des gens ne pensent pas au graphite lorsqu’ils pensent aux véhicules électriques.
Mais pour Lance Keddy, cofondateur d’Hexoris, c’est là que se cache l’une des plus grandes opportunités en matière d’innovation énergétique.
Les batteries des véhicules électriques dépendent fortement du graphite synthétique, un matériau qui joue un rôle essentiel dans la façon dont les batteries stockent et fournissent l’énergie. Le problème ? Le procédé utilisé pour le fabriquer n’a pas fondamentalement changé depuis plus d’un siècle, et il consomme d’énormes quantités d’énergie.

C’est précisément cette lacune qu’Hexoris s’efforce de combler.
« La facture énergétique est colossale, et personne n’y a encore remédié », explique Lance.
Pendant un certain temps, l’équipe s’est attachée à vérifier si le problème était réellement aussi grave qu’il semblait l’être. Le tournant s’est produit lorsqu’un fabricant de batteries de premier rang pour véhicules électriques a confirmé leurs soupçons.
« Lorsqu’un fabricant de batteries de premier rang pour véhicules électriques a confirmé que le problème était bien réel et que personne ne l’avait encore résolu, nous avons cessé de nous demander s’il existait un marché et nous avons commencé à monter l’entreprise », explique Lance.

Hexoris développe un nouveau type de réacteur destiné à révolutionner la production de graphite synthétique. Au lieu de s’appuyer sur les grands systèmes discontinus qui dominent aujourd’hui le secteur, leur approche repose sur un réacteur plus petit, plus rapide et fonctionnant en continu, conçu pour s’adapter à des espaces où les systèmes traditionnels ne peuvent tout simplement pas s’installer.
Mais la création de start-ups deep-tech se fait rarement dans des conditions idéales.
Tout en développant cette technologie, Keddy et ses cofondateurs ont également dû jongler avec un problème que de nombreux fondateurs connaissent bien : des exigences concurrentes en termes de temps et d’énergie.
« Gérer un réacteur, lever des fonds sans dilution et réviser pour les examens finaux, tout ça en même temps », raconte Lance. « Le sommeil, c’est facultatif, mais l’innovation, ça ne l’est pas. »
Pour Hexoris, le Nouveau-Brunswick s’est révélé être un atout stratégique. Grâce au soutien de l’écosystème d’innovation en pleine expansion de la province, notamment à la collaboration avec des chercheurs et des partenaires industriels, l’entreprise prend rapidement de l’ampleur.
Hexoris est l’une des cinq start-ups sélectionnées pour participer à breakthru Live, où les fondateurs présenteront leur entreprise afin de tenter de remporter jusqu’à 200 000 dollars d’investissement de la part du NBIF.
La finale en direct aura lieu le jeudi 19 mars au Fredericton Trade & Convention Centre, réunissant fondateurs, investisseurs et membres de la communauté des start-ups pour célébrer la prochaine génération d’entreprises du Nouveau-Brunswick.


