Un peu de fil à retordre pour la vodka russe – gracieuseté du Nouveau-Brunswick - NBIF - FINB
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Un peu de fil à retordre pour la vodka russe – gracieuseté du Nouveau-Brunswick

8 septembre 2015

Vodka et Russie, deux mots qui semblent synonymes dans la culture pop, et nul ne doute que ce pays est célèbre pour sa fameuse eau de vie. Distillée à partir de pommes de terre, une culture typiquement néo-brunswickoise, la vodka, élaborée en tant que produit à valeur ajoutée, n’a jamais sérieusement trouvé sa niche dans le marché canadien.

Grâce au Fonds de bons d’innovation de la FINB, un fermier du Nouveau-Brunswick est sur le point de changer cette réalité, et de créer un tout nouveau marché pour ses restants de pommes de terre invendus. Strang’s Produce, en affaires depuis 1855, est forcée d’enterrer 10 % de sa récolte de pommes de terre chaque année, c’est-à-dire celles qui ne répondent pas aux normes de vente et de transformation du marché. Strang’s est située à Malden, juste à l’extérieur de Sackville, au Nouveau-Brunswick.

Ne pas gaspiller pour ne jamais être dans le besoin—une valeur chère à la plupart des familles d’agriculteurs depuis des générations, et qui a incité l’entreprise à penser à des moyens innovants de donner une valeur ajoutée aux pommes de terre imparfaites. Après avoir exploré plusieurs idées, dont certaines sont déjà retenues par l’industrie, l’idée de fabriquer de la vodka est venue et a plu : un produit que l’on peut très certainement produire au Nouveau-Brunswick et qui déboucherait sur une toute nouvelle industrie.

Toutefois, comme c’est le cas pour la plupart des petites entreprises, Strang’s ne possédait pas l’expertise scientifique ni les installations adéquates pour déterminer quelle variété de pommes de terre utiliser, comment la préparer et la transformer et quels équipements étaient requis pour la distillation.

Grâce à l’aide de la FINB, Strang’s fut en mesure d’obtenir l’aide du Centre précommercial de technologies en bioprocédés de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick, pour effectuer la recherche scientifique préalable, surtout pour les procédés de gélatinisation, de saccharification, de fermentation, et de distillation de la pomme de terre. Le Centre sera également en mesure de spécifier le type d’équipements que l’entreprise devra acquérir pour fabriquer sa vodka.

Grâce au Fonds de bons d’innovation, la FINB a absorbé 80 % du coût du projet, ou 48 500 $, et Strang’s a fourni le reste. Les bons sont conçus pour stimuler l’innovation au sein des petites et moyennes entreprises déjà établies au Nouveau-Brunswick, et toute la propriété intellectuelle développée au cours de la durée du projet restera la propriété de Strang’s Produce et celle-ci n’aura pas à rembourser la partie fournie par la FINB.

L’entreprise prévoit que sa production de vodka à grande échelle à partir de ses récoltes de pommes de terre invendues générera des revenus additionnels se chiffrant dans les milliers de dollars annuellement, et fournira de l’emploi aux personnes de sa communauté. Le nom proposé est Blue Roof Distillers, et l’entreprise s’attend à ce que sa distillerie soit en exploitation dès l’an prochain. Voilà de quoi se réjouir.

Lire l’article sur Strang’s Produce dans le journal Globe and Mail >>