Alain Simard - NBIF - FINB
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Alain
Simard

Université de Moncton

Professeur

Alain Simard
Alain Simard

Investissement
298 691 $

Industrie
Biosciences

De la bonne nicotine? Vraiment? Oui.

Alain Simard est professeur de biochimie à l’Université de Moncton et son travail consiste à trouver des moyens de freiner ou traiter des maladies neurologiques comme la sclérose en plaques (SP) ou la maladie d’Alzheimer à l’aide de la nicotine. Il travaille actuellement à l’identification des récepteurs qui réagissent le mieux à la nicotine, et à savoir si la substance peut être administrée sans que les effets indésirables comme l’accoutumance ou la dépression ne se manifestent. Cela ne veut pas dire pour autant que les personnes qui souffrent de telles maladies doivent commencer ou continuer à faire usage du tabac ou des produits de remplacement de la nicotine. Le fonctionnement est tout autre.

On retrouve 16 différents types de récepteurs de la nicotine dans tout l’organisme, incluant le centre de la dépendance dans le cerveau. La nicotine qu’on retrouve dans les produits de consommation comme le tabac, les gommes à mâcher, les pastilles ou les timbres inondent le flux sanguin en affectant tous les récepteurs de la nicotine. Toutefois, les recherches en laboratoire et les essais sur les animaux effectués par le Dr Simard démontrent que lorsque la nicotine est fixée à certains récepteurs, mais pas tous, elle peut ralentir, voire interrompre la progression de la SP. Afin de pouvoir administrer la nicotine dans le but de traiter la maladie, le Dr Simard et son équipe cherchent à identifier avec précision quels récepteurs de la nicotine il faut cibler et à développer une méthode de livraison de la nicotine sur ces récepteurs uniquement.

La FINB a soutenu financièrement le recrutement du Dr Simard au Nouveau-Brunswick grâce à une bourse de démarrage de 35 000 $ pour son laboratoire, et à un autre montant de 234 000 $ consacré au développement de sa thérapie ciblée de la nicotine. Le Dr Simard a également bénéficié du soutien de la Fondation canadienne de l’innovation et de l’industrie pour un projet de recherche évalué à près d’un million de dollars.