Alain Doucet - NBIF - FINB
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Alain
Doucet

CCNB Bathurst

Instructeur

Alain Doucet
Alain Doucet

Investissement
127 174 $

Fabriquer des composants, construire des prototypes

Alain Doucet est directeur du Centre d'innovation et de transfert technologique des métaux (CITTM) du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) à Bathurst. La mission du CITTM est de soutenir les entrepreneurs, les chercheurs, les enseignants et les étudiants intéressés par le développement économique de l’industrie métallurgique au Nouveau-Brunswick grâce à la recherche, au prototypage et au transfert de technologie.


Grâce au financement de la FINB, M. Doucet a pu collaborer avec l’industrie afin de créer plusieurs   éléments novateurs à partir de rien, pour ajouter une valeur aux produits et réduire le coût des procédés. Lisez l’entretien ci-dessous qui porte sur l’une de ses plus récentes innovations – profitant à l’industrie du bleuet. Si votre entreprise a besoin de mettre au point des composants prototypes et que vous aimeriez travailler avec Alain Doucet, communiquez avec nous.

Interview

FINB : Votre innovation la plus récente consistait en un nouveau moyen de construire des brûleurs pour les cultivateurs et entreprises spécialisés dans la culture du bleuet. Quel était le problème?

Doucet : Afin de pouvoir tailler les plants de bleuets et se débarrasser des insectes, champignons et autres maladies, on doit brûler les champs de bleuets environ tous les deux ans. La machinerie utilisée actuellement consiste en une remorque remplie de diésel et d’une torche qu’on allume. Ce matériel, qui date des années 60, au moment où le combustible était bon marché, n’a pas changé depuis. Un brûleur de champ de bleuets consomme environ 350 litres de carburant à l’heure, ce qui est considérable, et son fonctionnement n’est pas très efficace. Rien n’arrive à diriger la flamme vers le bas, beaucoup de fumée noire est générée et, en cas de grand vent, la flamme peut s’éteindre et la chaleur peut s’échapper de la région ciblée.

FINB : Qu’avez-vous fait pour améliorer la technologie?

Doucet : D’abord, on installe une jupette autour du dessous de la machine afin d’empêcher la flamme et la chaleur de s’échapper. Ensuite, à l’aide d’un certain nombre de dispositifs mécaniques existants, on assemble un nouvel appareil qui permet de diriger la flamme et la chaleur vers le bas. Grâce à ces deux améliorations, les machines ne doivent plus générer autant de chaleur qu’auparavant pour effectuer le travail, réduisant ainsi les coûts de combustible et favorisant l’environnement.

FINB : Cela signifie-t-il que tout le monde doit acheter une nouvelle machine? 

Doucet : Non, en fait, l’une des conditions du projet consistait à créer quelque chose que l’on pouvait intégrer aux brûleurs existants. Les entreprises et les cultivateurs peuvent améliorer leurs systèmes et profiter des économies sans devoir investir dans de nouveaux équipements.